Sorties nocturnes nippones #1 – Karaoké & Purikura

Me revoilà ! Ce semestre est un peu chargé. Mais, parfois,  je m’échappe, le temps d’une soirée, de la prison dorée au sommet de notre montagne de l’Est préféré.

L’un de mes loisirs préférés ici est définitivement le karaoké. En France, la chose peut paraître un peu beauf et ringarde, mais il faut savoir qu’au Japon, le karaoké n’a rien à voir avec ce qu’on peut trouver dans l’Hexagone.

En général, on reconnaît les karaokés (カラオケ) aux couleurs criardes de leurs logos et leurs noms clinquants : Côte d’Azur, JOYJOY, Big Echo… On les trouve le plus souvent dans les étages d’immeubles du centre-ville. On se rend directement au comptoir et on choisit sa formule en terme de temps, boissons… On vous fournit un nombre de verres correspondant au nombre de participants. Vous serez alors amené à traverser l’un de ces couloirs lumineux – d’un blanc antiseptique ou striés de néons fantasy – jusqu’à la salle attribuée.

 

Voici l’endroit où vous allez passer les prochaines heures. Une salle privée plus ou moins grande, où les canapés s’alignent contre les murs face à un grand écran.

Et voici l’arme fatale: la tablette de commande !

日本語でね \(*o*)/

日本語でね \(*o*)/

Les tablettes disposent en général d’un mode Coréen et Anglais, pour les moins nippophones d’entre vous. Mais vous risquez de passer à côté de trésors japonais, comme les déjà très fameux clips de Kyary Pamyu Pamyu. Mon défi du moment:

Le karaoké, c’est très bien pour s’entraîner à lire en Japonais à la vitesse de l’éclair. Et on peut même s’entraîner à la maison ! The Flavor Of Life (BO de Hana Yori Dango (*o*) ), Chisana Koi no Uta de MOONGOL800, Robinson de Spitz ou la version japonaise de Let It Go. Il y a plein de versions karaoké de chansons Disney, pour mon plus grand plaisir ! \(^.^)/

A Nagoya, je vous conseille la chaîne JOYJOY. Contrairement à d’autres, on paye la séance avant de commencer à chanter (et à boire) ce qui peut éviter quelques fâcheux désagréments en fin de soirée. Voici une liste de quelques karaokés nagoyens. J’aime bien le JOYJOY de Fushimi : proche de mon campus et surtout, situé au-dessus d’un SEGA Game center.

Parce que Game Center rime souvent avec Purikura ! Il s’agit d’un genre de photo. Le principe tourne autour d’une cabine digne d’un photomaton, mais en un peu plus grand, coloré et interactif.

A l’intérieur, on prend la pose, typiquement japonaise, si possible, les doigts en V. Kawaii attitude de mise. Après passage dans la cabine de personnalisation, ça donne des choses comme ça.

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Mais parfois…

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Des bruits circulent sur la raison pour laquelle les hommes ne sont pas acceptés dans certaines cabines. Mais je ne suis pas convaincue. Une théorie ?

Neko et Usagi Cafés

Quand je suis arrivée au Japon, le neko café (猫カフェ) ou « bar à chats » était sur ma To-Do List. Concept très japonais (né à Taïwan, en fait), il s’agit d’un café où les clients peuvent interagir avec lesdits animaux. Pas très étonnant vu la foule de concepts originaux de cafés et de bars qu’on trouve au Japon: du plus ou moins traditionnel bar irlandais aux Maid Café et Butler Café en passant par d’autres idées fascinantes, telles celle-ci ou encore celle-ci. Mais le succès du neko café s’explique principalement par l’impossibilité pour la majorité des Japonais – urbains – de posséder un animal de compagnie dans leur étroit appartement. Nos compagnons velus constituent également un antistress et une interaction sociale bienvenus dans une société compartimentée où le « métro-boulot-dodo » semble roi.

J’ai eu l’occasion de me rendre d’abord dans un neko café. Comme dans tout établissement, on se lave précautionneusement les mains et on enfile des chaussons avant de pénétrer dans l’antre des félins. Dans la pièce, lumineuse, quelques clients sont assis et discutent en caressant d’un air absent ou fasciné les chats langoureusement allongés. Certains tentent de les faire jouer, mais il faut dire que les pompons brillants n’ont pas l’air d’être tout à fait à leur goût. L’ambiance est douce, relaxante. Aaah, le pouvoir tranquillisant du chat…

Certains de mes camarades étudiants, amoureux des chats, m’ont conseillé celui-ci, le neko café Hitoyasumi (2F, mais c’est bien indiqué depuis la rue). Pour ¥700 la demie-heure, on peut s’asseoir parmi les chats, jouer avec eux, lire parmi eux, en sirotant une boisson chocolatée/caféinée/fruitée. Le staff est très accueillant et le manager baragouine même anglais!

Quelques semaines plus tard, je me suis rendue dans un usagi café (うさぎカフェ). Comme son nom l’indique, ce dernier met les lapins à l’honneur.

Mwa !

Mwa ! (et les chaussons fluo)

Même principe que pour le bar à chat, sauf que dans ce cas-là, on ne boit pas près des lapins. Après avoir fait vos ablutions rituelles et enfilé des chaussons fluo, vous pouvez pénétrer dans un petit box où vous serez en tête à tête avec le lapin qu’on vous aura assigné. Ils portent des noms touffus: le mien répondait au doux nom de Berrybonbon. Vous pouvez choisir de payer quelques yens pour leur donner des petites croquettes de légumes. Bref, c’est un moment tout mignon, tout doux. Une fois le temps écoulé, on se rend dans la salle où on vous sert le café à proprement parlé. Le décor entier est à l’image des lapins. Le top étant quand même les films de lapin qui sont diffusés en permanence sur grand écran dans un coin, entre une bibliothèque de mangas « lapins » et un magnifique trône pour le roi des rongeurs.

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Je bois un café au lait dans une tasse lapin et j’assume.

Celui où on est allés s’appelle usagi no wonderland (« le pays merveilleux des lapins »). Le café dispose de plusieurs documents spécial gaijins en anglais pour vous expliquer la procédure (-.^).

Si l’expérience vous tente, voici une liste des bars à chats, lapins et chiens  de Nagoya  (en anglais).

Printemps à Kyoto – … Et retour

Cet article fait suite à celui-ci. Il a été écrit y a un petit moment, mais j’espère que vous l’apprécierez tout autant. Mouack (^.-)/ !

*

Retour à Kyoto deux semaines plus tard. Il pleut. On se réfugie dans les galeries couvertes de Teramachi, près de notre auberge de jeunesse. Comme nombre de galeries couvertes au Japon – telles celles d’Osu Kannon, à Nagoya – on y trouve des boutiques de vêtements, des 100 yens shops à gogo et quelques « bazarapharmacie« , pour lesquelles mon amie S. a développé une véritable fascination. Ces boutiques à l’apparence tape à l’œil mettent en avant leur promotion sur de grosses étiquettes fluo. On y trouve du maquillage,  quelques éléments parapharmaceutiques, mais aussi des gâteaux en promotion et des boissons dont le prix défit toute concurrence (j’ai pris l’habitude de préférer ces endroits pour acheter mon café glacé vespéral plutôt que les traditionnels konbinis).

Une parapharmacie, un vrai bazar

Une parapharmacie, un vrai bazar

On enchaîne sur le marché local de Nishiki, dans une rue parallèle. Vieux de plus de 7 siècles, on y trouve des dizaines d’étals traditionnels et de restaurants.

Heureusement, le soleil se dégage (relativement) les jours suivants, et nous pouvons sortir de nos cavernes. Les cerisiers commencent à fleurir. Notamment dans le parc qui entoure le palais impérial qui nous offre de petits bosquets de cerisiers pleureurs qui ploient sous les fleurs roses !

Cette fois, j’ai pu visiter l’intérieur du Palais Impérial. Il faut réserver pour la visite la veille, ce qui rend les choses compliquées pour les voyageurs de l’imprévu (-.^) ! La visite est gratuite. C’était joli, notamment les jardins. Malheureusement, le guide, japonais, qui exceptionnellement remplaçait le guide anglophone, avait du mal à tenir le troupeau indiscipliné de gaijins et ses explications se perdaient dans la masse…

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A la fin de l’après-midi, le soleil revient. On en profite pour descendre le Chemin de la Philosophie, en partant du Ginkaku-ji, le Temple d’Argent. C’est notre premier cerisier en fleurs sous le soleil kyotoïte !

Après avoir bien philosophé et notre balade s’achevant sur le fameux chariot à chat du chemin des philosophes, nous voilà arrivées au fameux Kiyomizu-dera. En période de Hanami, c’est bondé ! Je n’avais pas eu l’occasion de rentrer à l’intérieur, alors, cette fois, j’en ai profité ! On y trouve notamment des dizaines de charmes de toutes sortes (pour réussir les examens, pour se prémunir contre les risques d’un futur voyage en avion, ou en train, pour un accouchement sans heurt…), une magnifique pagode, plusieurs autels. Mais surtout,le Jishu-jinja, déidé à un dieu de l’amour et des « bonnes rencontres ». S’y trouve deux « pierres d’amour » placées à 18 mètres l’une de l’autre. Les visiteurs célibataires (principalement des jeunes filles) essaient de franchir cette distance les yeux fermés. S’ils réussissent, c’est un présage de future rencontre amoureuse. S’il leur a fallu être aidé (la plupart des personnes en train de slalomer les yeux fermés dans la foule était guidées par un.e ami.e), cela signifie qu’un intermédiaire sera nécessaire pour rencontrer l’âme sœur.

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La soirée est couronnée par un spectacle d’arts traditionnels japonais à Gion Corner. Le lendemain, nous profitons du beau temps pour nous rendre dans les temples du Nord-Ouest de Kyoto et visiter le château Nijo, bâti sous les ordres de Tokogawa Ieyasu, et notamment célèbre pour son « plancher rossignol ». Ceux qui ont lu la série du Clan des Otoris savent de quoi je parle ! Il a été conçu pour empêcher d’éventuels intrus indésirables de pénétrer sans se faire repérer, car il couine quand on marche dessus ! On pensait qu’il se trouvait dans une salle particulière du palais. On ne s’est rendus compte qu’à la fin de la visite qu’on l’avait foulé tout du long ! Le jardin était joli, quoique sec au point de se donner des airs africains !

Nous nous offrons ensuite un crépuscule à Fushimi Inari, qui depuis ce moment magique est mon lieu préféré de Kyoto. Le temple en lui-même est d’une beauté simple et vive. En cette fin d’après-midi lumineuse, le rouge orangé des temples contre le ciel tranchait de manière irréelle.

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Après une brève balade sous les torii, la nuit tombe, douce. Ce moment était si parfait, je me sentais si joyeuse, que j’ai sonné quelques grelots afin d’attirer les kamis et leur ait donné quelques prières.

Puis, escapade d’un jour à Nara. Cette fois, les arbres fleuris m’ont émerveillé (mais c’était joli aussi lors de mon premier passage l’automne dernier). Les daims sont toujours aussi polis (je les soupçonne d’user de ce stratagème pour gagner des friandises auprès des visiteurs impressionnées… on ne me la fait plus!).

Je pense qu’avec tout ça, vous avez un aperçu plutôt complet de Kyoto et Nara (automnal et printannier!). Alors, votre endroit préféré ?

Sakura à Higashiyama – La fin du printemps japonais

Voilà, Hanami s’est fini. Les sakuras se sont envolées depuis une bonne dizaine de jour. Il fait doux. L’hiver s’est enfui de façon définitive. On dirait que l’été est déjà là, avec son air moite. Mais pour prolonger la belle période de l’entrée dans le printemps, quelques photos qui datent du week-end juste avant la rentrée.

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L’entrée du château de Nagoya

Mais le plus bel endroit pour admirer les sakuras, c’est aussi dans son quartier. Le parc botanique et zoologique d’Higashiyama offre, paraît-il, de superbes cerisiers. Mais j’ai profité des beaux jours pour aller un peu plus loin et j’ai découvert le parc Heiwa.

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C’est un petit (enfin, assez grand quand même) paradis. J’y retournerai à l’occasion! Le jardin japonais de la résidence était lui aussi tout fleuri.

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Je parle du Hanami depuis plusieurs articles maintenant. Mais je me rends compte qu’à part la contemplation des fleurs (à laquelle je vous force à vous adonner avec mes multiples photos), je ne vous en ai pas dit grand chose ! Les Japonais vont pique-niquer, chanter sous les cerisiers en fleurs, ou tout simplement se balader. De nombreux festivals ont lieu à cette occasion pour célébrer le printemps. Les sakura sont un tel événement que l’Agence Météorologique du Japon publie et met à jour la ligne de front de fleuraison des cerisiers au printemps!

J’avais de ce moment de l’année la vision naïve et poétique distillée dans la plupart des médias classiques et les shôjos manga. Malheureusement, la réalité est un peu différente. Les réunions près des fleurs, en journée ou de nuit, sont également un prétexte à boire – souvent trop. C’est sans doute une des rares occasions où vous verrez de nombreux Japonais éméchés sur la voie publique !

La série d’article sur les arbres en fleurs s’achève. J’espère que ça vous a plu ! Si vous voulez encore prolonger Hanami, une Blonde à Nagoya a aussi pris de très jolies photos des sakuras !

Le rythme de publication ralentit, et vous devez vous en douter, la rentrée et avec elle les cours, mon mémoire et ma recherche de stage (ô employeur, si tu passes par ici…) limitent pas mal mon temps d’exploration et surtout, mon temps de rédaction ! (Mal)heureusement pour vous, j’ai encore énormément de choses à raconter! Au programme très bientôt: retour à Kyoto, un aperçu des bar à chats (et à lapins!), ou encore ma passion pour les karaokés et les purikuras. じゃまたね!

Sakura à Inuyama & Matsuri

Nous sommes retournés à Inuyama juste avant la rentrée (oui, depuis 10 jours, je suis de retour en cours, ahem). Cette petite ville à une vingtaine de minutes de train de Nagoya abrite le plus vieux château du Japon. Et, je dois dire le seul qui ne m’ait pas déçu à ce jour. Tout petit, perché sur sa colline, au milieu des cerisiers en fleurs, il était particulièrement beau. Ne manquez pas d’y rentrer. Ce dimanche-ci, les visiteurs affluaient à l’intérieur, manquant de glisser dans ses escaliers étroits et usés. Il faut dire que tout authentique qu’il est, il est donc bien évidemment tout en bois !

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Ce n’était pas le seul attrait d’Inuyama puisque ce week-end-ci était celui du festival de la ville ! Chaque quartier faisait défiler son char pour l’occasion, tiré par les hommes du quartier. Perchés dans les étages, des enfants jouaient de la flûte ou battaient du tambour.

A la nuit tombée, les lanternes sont illuminés. A quelques centaines de mètres l’un de l’autre, les multiples chars défilent dans les rues.

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Et je vous le dis, c’est totalement irréel. Les lanternes qui se balancent lentement au rythme des tambours, les flûtes qui gémissent dans le noir bleuté nocturne, les cris des hommes qui poussent ces colosses de bois.

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PS: ça ne se voit pas sur les photos, mais il faisait très très froid. Mais l’enchantement en valait la peine (^o^)/

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Pour savoir comment s’y rendre et découvrir toujours plus de sakura, c’est par ici !

Printemps à Kyoto – Aller…

Plusieurs personnes sont venues me visiter, ce mois-ci. Février a donc été sur les chapeaux de roue pour moi ! J’en ai notamment profité pour retourner à Kyoto et Nara (entre autre). Deux fois (ce n’est qu’à 2h30 de Nagoya en bus, après tout !). J’étais déjà allée à Nara cet automne et à Kyoto pour momiji. Le printemps en est encore à ses balbutiements, alors, on a pas eu extrêmement beau temps. Mais, ça m’a permis de voir quelques sakuras (et quelques flocons de neige !).

Attendre ses hôtes au sommet de la gare de Kyoto en grignotant un onigiri.

Errer dans Teramachi à la nuit tombée et finir dans un restaurant de ramen. Après avoir vaincu la machine « anti-gaijin » (quoique, celle-ci avait des instructions en anglais), on y mange face à un mur, des petits panneaux nous séparent de nos voisins. On commande et on reçoit son bol de nouilles à travers une petite fenêtre dont le/la serveuse fermera le rideau en s’inclinant bien bas.

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Voir les premiers arbres en fleurs au Daitoku-ji.

Aller à Arashiyama. De nombreuses personnes aiment à se faire balader de cette manière à Arashiyama (c’est aussi le cas dans le quartier d’Asakusa à Kyoto). Ces hommes et femmes qui tirent ces voiturettes toute la journée en courant et en dispensant moult détails sur les lieux sont devenus nos idoles. D’une part parce qu’ils sont rudement en forme ! Et aussi, parce qu’on est fan de leur tenue et de leur chaussures un peu « ninja » (paraît-il très agréables pour la course ! Des modèles commencent à apparaître dans les rayons des magasins de sport).

Jeunes filles en ballade à Arashiyama

Jeunes filles en ballade à Arashiyama

Passage obligé au Ginkaku-ji, calme en cette matinée d’hiver.

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Et descendre le chemin des philosophes, où on retrouve quelques compagnons incongrus et intemporels.

Croiser plusieurs couples qui subissent les affres pré-maritaux : des heures de shooting dans des temples en costume traditionnel. J’en connais un qui en a assez de faire semblant de sourire (^^)’

Mariage à Yasaka-Jinja, Gion.

Pré-mariage à Yasaka-Jinja, Gion.

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Puis, faire un crochet d’une journée à Nara (facile, c’est à une petite heure de train de Kyoto) : ses temples et ses arbres millénaires, ses daims (avec qui il a fallu se battre pour garder nos patates douces chaudes, salvatrices lors de cette journée glaciale).

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Pendant mes séjours à Kyoto, nous avons exclusivement séjourné dans les auberges de jeunesse de la chaîne Khaosan que je vous recommande chaudement. Les deux auberges de Kyoto (Khaosan Kyoto et Khaosan Theater) sont propres, calmes et très bien situées de part et d’autre de Kawaramachi ! La première, plus ancienne, peut accueillir plus de voyageurs. Les chambres sont minuscules mais confortables. J’ai eu un coup de coeur pour Khaosan Theater, très jolie, et à l’accueil chaleureux adorable.

Cerisiers au bord de l’eau – Gojogawa et Yamazaki

Les chemins de cerisiers en fleurs sont immanquables au Japon en période de sakura. Faute d’avoir vu les cerisiers le long du chemin de la philosophie à Kyoto, je me suis rabattue sur des lieux plus populaires et proches de chez moi : Gojogawa et Yamazaki.

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Nous sommes allés à Gojogawa par une belle journée ensoleillée. L’ambiance était familiale, des deux côtés de la petite rivière, sur les berges de laquelle les Japonais étendaient des nappes afin de manger tranquillement leur bento. Ou l’une des nombreuses friandises proposées par les stands alentours. Ce que nous n’avons pas manqué de faire ! Après quelques yakisobas, quel bonheur de déguster un ichigo daifuku au bord de l’eau, à l’ombre des cerisiers en fleurs

La musique du concert un peu vieillot de village au loin, l’eau courante, les carpes géantes qui nagent sous le reflets des cerisiers blancs. La nappe neigeuse au-dessus de la rivière était majestueuse. Tellement belle et pourtant si simple.

 

Attaque tourbillon de fleurs de cerisiers !

Attaque tourbillon de fleurs de cerisiers !

La nuit, les arbres sont illuminés. Je pense que ça vaut aussi le coup ! C’est sans doute très romantique😉 !

Mais mon premier yozakura (夜桜 ou « cerisiers en fleurs de nuit »), je l’ai expérimenté au bord de la rivière Yamazaki. Petite déception, cependant: si la rivière est bordé de cerisiers sur des kilomètres, seul un petit segment entre deux ponts est illuminé !

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Le lieu est très beau, bien qu’un peu plus urbain. C’est aussi l’une des raisons qui m’ont fait préférer Gojogawa, moins bondée. Et puis, il faut dire qu’à Yamazaki, on est vraiment très loin de l’eau, la rivière, plus large étant entourée de hauts murs. A Gojogawa, les cerisiers étaient si grands et la rivière si petite que les branches formaient comme un tunnel fleuri au-dessus de l’eau.

Enfin, c'est quand même super joli, Yamazaki (*o*)

Enfin, c’est quand même super joli, Yamazaki (*o*)

Le repas qui a suivi fut d’une grande nouveauté (pour moi… en effet, je me rends compte que je vous parle rarement de nourriture… c’est pourtant l’une de mes activités préférées, ici, héhé, manger !) ! Car figurez-vous que j’ai mangé okinawaïen pour la première fois ! Rien à voir avec les sakuras pour le coup!

Je n’ai malheureusement pas pris énormément de photos de ce délicieux dîner (comprenez, j’étais occupée à manger ! =D). Mais entre autre, j’ai goûté énormément de nouvelles choses. La cuisine d’Okinawa (des îles japonaises très très au Sud, tropicales) est très différente de la cuisine traditionnellement japonaise. J’ai notamment goûté le « champuru« , le plus populaire à base de goya (au début, je pensais que c’était le nom japonais pour « goyave », en fait, il s’agit de ce fruit, donc non, rien à voir du tout). Il s’agit d’un plat frit de tofu, d’œuf et de porc, rendu amer par la goya. C’est très bon!

J’ai aussi goûté l’umibudo (ou « raisin de mer »), encore un apéritif léger comme les Japonais savent si bien les penser ! et des mimiga, des lamelles d’oreilles de porc assaisonnés. Je dois dire que je ne suis pas fan de leur texture cartilagineuse. Par contre, j’ai adoré la méduse qui était servie avec !

Bref, j’ai hâte de découvrir de nouveaux ces nouvelles saveurs tropicalement japonaises =3
Ceux qui me connaissent seront peut-être étonnés par mes expériences culinaires… le Japon m’a appris à tenter beaucoup plus de choses à ce niveau, parfois même sans savoir ce que je mange exactement ! Ce sont les aléas de l’illétrisme, dirons-nous =D !

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Pour savoir comment s’y rendre et découvrir plus de spots de sakura autour de Nagoya, c’est par ici !